Juste comme ça …

Qu’en est-il du moral des mésanges ?
Je ne les vois plus guère, se peut-il qu’ elles galèrent à quérir leur pitance ?
Franchement, des fois, il est des questions de cette importance
qui me font froncer les sourcils …

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Méditation au bord de l’ étant

La question qui se pose
au début de la vie du nouveau-né, c’est :
– Quel poids fait-il ?

Faut-il un jour compter aussi
le poids des os … épaissis
le poids des mots … ravalés
le poids des autres … côtoyés
le poids des sanglots … émis
le poids des chagrins … retenus,
et le poids des trahisons qui font vomir ?

En tout cas,
quand les poids sont dans l’eau,
ils pèsent moins lourd …

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Le temps haletant

Le temps haletant

Nous avons été pris de court avec la crise sanitaire, et là, avec ces masques, nous sommes pris à la gorge, il est difficile de parler de manière normale, on postillonne dans le tissu, on se sent haleter, on limite son temps de parole, on se prive de contact buccal, on est apeurés de rencontrer autrui, faisant tout pour l’ éviter …

« léviter » , oh que j’aimerais léviter, comme le bonze tibétain, à l’ extrême droite de la case horizontale en haut de la page 62 de « Tintin au Tibet » !

Devenons bonzes, amis …
l’ air de rien

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Comme si de rien n’était …

Comme si de rien n’était …

Avec un marqueur de couleur
je dessine sur la vitre
le contour d’un n u a g e
qui se profile à l’horizon

Une grosse, grosse bulle
ombelliforme
( oui, bon, c’ est pour faire joli )
apparaît sur le carreau,
et dedans, je me mets à écrire
avec un large sourire
F U N

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R ê v é v e i l l é

Je regarde par la fenêtre
ce que je vois là
dans ce reflet, c’est moi …
et tout mon désarroi.

Je n’y vois plus très clair
alors je ferme les yeux
et m’imagine des cieux
très bleus
avec de nombreux nuages
ouateux…
– Watte ?
– Non, non « ouateux » comme dans « où allons-nous? »

Pfff je me réfugie sous ma couette.

Pouet-poète …

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M i c h o u

Le seul être qui nous dérangeait un peu dans notre précédent logis, c’ était Michou. Notre chat. Ainsi dénommé car il était aussi casse-pieds que le personnage de Michou, incarné par Patrick Timsit dans ce film cultissime « La Crise » de la géniale Coline ( Serreau ).
Sevré brutalement suite à la mort accidentelle de sa mère, écrasée par un voisin inattentif, il avait dû être nourri patiemment, à petites doses, à l’ aide d’un biberon de poupée.
Malgré nos soins assidus, il était toujours en manque de câlins, d’attentions caressantes, et réclamait son dû de tendresse, quelle que soit l’ heure.
Chaque fois qu’il nous voyait par la porte-fenêtre, de jour, comme de nuit, il miaulait bêtement … oui, car en plus, il avait un problème de cordes vocales, il était quasi aphone, et on l’ entendait à peine quand il quémandait un peu de tendresse … à concrétiser prestement par quelques croquettes.
Michou, tu me manques. Et tes miaulements étranglés qui mendiaient ma compassion derrière la vitre, résonnent à mes oreilles comme une symphonie.
Inachevée.

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Accompagnements …

Il aimait beaucoup la musique
et en jouait même très bien.
Il avait un jour voulu me faire rencontrer
deux artistes
qui étaient capables de jouer du piano
à quatre mains.
– Tu vas voir !

Il m’avait emmené avec lui en voiture
jusqu’à leur domicile.
Une maison qui ne payait pas de mine.
L’intérieur encore moins. Des murs nus, sans attraits, sans aucun portrait,
sans aucun tableau. Rien n’ embellissait leur demeure, c’était très surprenant :
aucun bibelot, aucun objet de décoration,
et pour cause, ils étaient aveugles.

Ses yeux à lui étaient comme deux gros globules blancs,
et elle, elle avait les yeux complètement clos, tout simplement.

Ils se mirent à jouer du piano superbement, sereinement,
en harmonie parfaite.
Sans enfants, c’est la musique qu’ ils aimaient faire naître,
ensemble, à quatre mains.
Le restant du temps, ils travaillaient comme accordeurs de piano
chez les aveugles de Ghlin.

Je n’avais que huit ans.
De retour à la maison,
maman a trouvé qu’il n’était pas nécessaire
de me faire rencontrer de telles personnes à mon âge :
– Quel besoin y a-t-il d’ aller voir des aveugles ?

En venant me faire la bise le soir dans mon lit,
papa m’a dit à l’ oreille :
– Demain, je t’emmène chez les Compagnons d’ Emmaüs !

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Un avant-goût …

Le silence tonitruant
que fait régner cette bougie
illuminant mon confinement
me donne un avant-goût réel
de l’ éternel sempiternel
… et cela me donne des ailes,
je vous le dis bien franchement …

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Avec …

Avec le confinement
on apprend à apprécier …
le vivre de poche

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Le temps qu’on stoppe …

Quand j’ étais « plus jeune »
je rêvais d’ être le rédac’ chef d’un journal intitulé
« Le canard des temps qui courent ».
Dieu merci, le temps s’ est arrêté … ça coince au niveau des contacts sociaux.
Voici donc mon nouveau titre
« Le temps qu’on stoppe constipe »
… une explication pour la ruée sur les rouleaux de PQ ?

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