Alex

– Voilà : elle ne me regarde plus, alors … je viens vous voir!

C’est comme cela que je salue mon coiffeur
quand, un jour, je trouve que je ne dois plus être
assez…
« beau à regarder » ou que je comprends enfin ce que signifie
ce « tu devrais aller voir ton coiffeur » !
Alors il me dit :
– Alors, il est grand temps d’agir!
Ah! l’excellent Alex a l’expérience et le savoir-quoi-faire
pour redonner un look à votre ‘hair’…

Après avoir été « voir mon coiffeur »
je me sens à nouveau regardable,
je me sens revivre.
A ses yeux, en tout cas …

Son sourire en dit long,
mi-court, mi-long,
en boucle.

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Vincent

Vincent a un examen de passage en néerlandais.
Pour respecter une certaine déontologie,
son professeur lui a suggéré
de prendre des cours avec son épouse, Martine, également professeur de langues.

Martine le reçoit dans le bureau de son mari.
Quelle surprise!
Pendant la leçon, Vincent n’a d’yeux que pour une photo
qui trône sur l’étagère, contre le mur…
C’est une photo de son professeur et de son épouse, d’eux deux tout nus!

Ces deux enseignants en langues sont des adeptes du naturisme.
Ils sont là sous ses yeux, tous les deux, à poil !
Et elle, elle est pas mal foutue,
comme on dit : elle a de quoi
remplir la main d’un honnête homme…
Et son mari est très honnête,
et le jeune Vincent aussi.
Il ne dira à (presque) personne
qui il a vu tout nu sur la photo,
sur l’étagère de cette messagère
de cette langue étrangère.

Derrière un certain sourire,
Vincent garde un étrange air…
Vive le néerlandais!

————————————————
( toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé …
bla-bla-bla )

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José

Un dimanche matin, un curé, en chaire de vérité,
avait fait une comparaison entre la croissance d’un arbre
et celle d’un être humain.
Il faut bien le surveiller, dès le départ !
Car …
« une fois qu’il est parti de travers, il est trop tard.
Il grandira de travers. »

José n’en croit rien.
Il a déjà sauvé son noyer d’une imbécile tentative de vandales,
qui avaient quasiment brisé le jeune arbre en deux.
Avec beaucoup de patience, José a réussi,
avec un cataplasme d’argile, a lui refaçonner un tronc assez vaillant.

Cette fois, à l’automne, il a fiché dans le sol
un solide trépied en bois,
auquel est attachée une chambre à air de bicyclette,
qui entoure le noyer,
et l’aide à se redresser bien droit dans le ciel.

Son système a l’air de marcher.
Son noyer se porte comme un charme…

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Je vous enverrai des signes …

…visuels, donc visibles, silencieusement,
pouvant aller du clin d’oeil furtif au regard qui en dit long,
…sonores, donc audibles, durant un certain laps de temps,
…verbalisés, dans des paroles, aisément perceptibles, sur le moment même,
mais vraiment compréhensibles, bien plus tard,
…physiques, dans de simples serrements,
des pressions légères, des caresses, des effleurements,
…muets, mais en langue des signes, justement,
avec le geste que l’on joint au non-dit,
…exclamés tout bonnement :
– Fais-moi signe … quand tu veux!

Après leur visite à la crèche, les Rois Mages
« avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
regagnèrent leur pays par un autre chemin  » .

En fait, d’après l’étymologie grecque d’origine,
« songe » et « signe » … signifient … la même chose.

Salut !

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Brigitte

Je dis à ma voisine, Brigitte,
que j’ai trouvé une chose originale à publier :
– Depuis quelques mois,
je ne sais pourquoi,
je ne me regarde plus dans la glace…
comme ça, je ne me vois pas vieillir!

Elle me répond tout aussi vite, Brigitte :
– Tu n’as qu’à dire que tu vieillis
quand tu regardes tes petits-enfants !
?
Elle explique :
L’autre jour, ma petite fille me dit :
– Donc, granny, toi, tu vas vieillir et mourir un jour?
– Oui, on va tous mourir un jour…
– Mais ça ne te fait rien de vieillir ?
– Non, parce que … comme je te vois grandir,
je ne me vois pas vieillir.

Voilà, voilà, j’avais promis à Brigitte d’ écrire tout ça.
Voilà, voilà.

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Edouard

Il allait très bien…
jusqu’à ses 87 ans,
et là alors, l’été dernier,
en voulant cueillir des cerises
sur son cerisier
il est tombé de l’échelle !

Comme disait Bossuet :
– Et tout le monde s’étonne
que le mortel soit mort !

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Jane

Jane Tony
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D’entrée de jeu, il me faut ajouter au nom de cette grande dame
« … et patata ».
Pourquoi?
Parce qu’il y en aurait des choses à dire à son propos, pardi!

Mais bon, on peut ici se contenter de préciser que de son vrai nom
Jeanne Etienne, Jane Tony fut e.a. la Fondatrice du Cabaret-Théâtre
« Le Grenier aux Chansons ».
Un beau jour, dans les années 60 elle eut la bonne idée de s’adjoindre les services
d’un « homme de parole(s) », Alain Miniot – professeur de diction, de déclamation et d’art dramatique e.a. –
pour animer les soirées de poésie en ce lieu magique.
C’est ce qu’Alain nous a raconté le samedi 17 décembre,
à l’estaminet « La Fleur en Papier Doré », lorsqu’il a fait l’historique
de cette institution qu’on appelle désormais « Grenier Jane Tony ».

( on a ainsi appris que le plus petit cabaret de Bruxelles
avait eu des visiteurs de passage aussi prestigieux que
Barbara, Hergé, Magritte, ou Sacha Distel )

Alain Miniot nous a rappelé que Jane ne manquait pas d’humour.

Un beau jour, ils avaient dû trouver un…cercueil pour décorer
la scène d’une pièce de théâtre de Claude Aymar, qui allait se
jouer au « Petit Théâtre de L’Ile St Louis ».
Il n’était pas question d’investir dans des frais extravagants,
et d’un pas vaillant, Alain et Jane s’en allèrent trouver
le directeur renommé d’une entreprise en pompes funèbres,
rue Haute, jurant qu’il ne s’agirait que d’un prêt…
de courte durée.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le cercueil leur fut accordé…pour un mois.

La pièce fut jouée plus de trois mois, et connut un franc succès.
Le programme était agrémenté d’une publicité, fort élogieuse,
pour la maison Demayer, qui avait prêté…le mobilier.
Extrait (authentique) du programme:
« Le cercueil trônant sur le devant de la scène, nous a été
fort aimablement prêté par les Ets Demayer.
Faites-vous enterrer chez Demayer,
et vous ne serez pas mangé par les vers! »
Et Jane Tony avait tenu à ajouter :
« C’est une maison de confiance,
aucun client ne s’est jamais plaint! »

…et patata.

« …et patata » , c’est le nom du recueil de poèmes
et de textes humoristiques que j’ai publié
aux Editions St Germain-des-Prés en …1977.
Je ne sais comment il a abouti dans la boîte aux lettres
d’Alain Miniot…ni comment, ni pourquoi,
un mercredi soir d’avril 1980,
il a demandé à certains de ses étudiants en art dramatique
de l’Académie de Berchem-Ste-Agathe,
de venir en interpréter certains extraits,
au Grenier aux Chansons,
et je ne me rappelle plus comment il se fait
que j’étais présent
à cette lecture-spectacle.

Ce que je sais, c’est que peu après, Jane Tony m’a fait venir
chez elle, à sa maison, Square Ambiorix,
en me disant:
– Toi, tu es un HUMORISTE!
et en m’aidant à préparer un tour de chant de 20 minutes.
Parce qu’elle avait décidé, d’emblée,
de m’engager au Grenier aux Chansons…
en mai, juin, et juillet ( jusqu’au 14 )
chaque weekend, le vendredi et le samedi, à 21h30.

Je pense bien que …
je lui dois de savoir …
comment et pourquoi
me présenter en public
pour interpréter mes petits textes philo-logiques
encore.
ET ENCORE.

En essayant d’ être sain
de corps
et
D’ESPRIT.

De tout coeur, MERCI, Jane !

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Jean

Vers mes 8-9 ans, je me souviens, il s’emportait parfois,
se mettait en colère, de manière véhémente, tempétueuse, vociférante…

Et dans ces moments-là, il n’était guère possible d’apaiser son courroux.

Un jour, je découvris parmi ses partitions d’organiste
une illustration de Ludwig van Beethoven, vu de face,
en train de diriger un orchestre,
transporté d’exaltation tumultueuse, d’enthousiasme débridé …
( un peu à la manière de Louis de Funès, au moment où il casse sa baguette,
dans le film « La Grande Vadrouille » )

Je barrai soigneusement le nom du compositeur
et écrivis à la place
« Papa en colère ».

Je l’ai retrouvée cette carte postale, récemment,
et je pense qu’il devait la voir quand il farfouillait dans sa farde,
à la recherche de la partition qu’il voulait jouer.

De retour du jubé, il se mettait à siffloter un petit air joyeux,
l’air de rien,
et tout était à nouveau de bon ton, juste, mesuré,
autour de nous.
Harmonie-homme…

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Alidor

Ce n’est pas que Noël…
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Ce n’est pas que Noël qu’on célèbre cette année :
cette fois, près des santons, on fête ses cent ans, à Alidor.
On a mis les petits plats dans les grands,
les petits sont venus,
les grands aussi, bien sûr, ils sont tous là, et la joie de la venue
du divin Sauveur est multipliée… par cent.

Alidor a encore toute sa tête, il est encore bien valide, bien vaillant,
il habite chez sa fille depuis longtemps et cela le maintient bien fringant.
Il ne conduit plus depuis … un an.
On a dû lui crever les 4 pneus de sa voiture, pour qu’il ne conduise plus.

On trouvait que c’était plus prudent, à son âge,
de ne plus utiliser son véhicule pour aller au village.
Sa voiture, connue et re-connue de tous, était soigneusement
repérée, et évitée, le cas échéant, chaque fois qu’on le croisait,
au gré des 800 mètres qui le menaient chez son ami Fernand,
alors qu’il était toujours très prudent, droit comme un i , fier comme Artaban,
dans son véhicule d’antan, fièrement pétaradant.
Ainsi donc, il avait fallu utiliser la ruse pour immobiliser sa belle auto,
et de manière radicale, brutale, et phénoménale,
car on ne pouvait pas risquer qu’il crève …dans un accident.

On commenta l’incident des pneus crevés, en prétextant que de sales garnements
de passage, avaient agi, très méchamment, n’ayant comme passe-temps
que l’envie de faire les quatre cents coups. Ou de donner quatre coups.
De couteau.
Dans des pneus.

Pour la fête de ses 100 ans, ses enfants l’ont convaincu …très difficilement,
de quitter ses pantoufles, qu’il a aux pieds … continuellement.

Il se laisse amadouer, va au fond de sa garde-robe, et retrouve ses beaux souliers de marié.
Et là, il en est sûr, il les essaie, pour être bien sûr … oui. Alleluia !
Ils lui vont … comme un gant !

Il fait son apparition sur la piste de danse. On l’applaudit, on le congratule,
il virevolte même un moment avec Jacqueline, la bourgmestre, c’est son côté galant!
Il ne sent plus ses os, il ne sent plus les ans, il se sent …
pousser des ailes et il se met à valser comme un jeune homme,
qu’il n’a jamais cessé d’être. Dans sa tête.

Quelques jours plus tard, Alidor dort dans un fauteuil, près du sapin.
Noël est passé, son anniversaire est passé, s’est bien, très bien passé,
mais Alidor a mal … aux pieds.
Très mal aux pieds.
Au point que début janvier, on le fait examiner par le médecin de famille,
car ses pieds ont un drôle d’aspect. Très inquiétant.
De plus en plus inquiétant.
On dirait qu’un virus malfaisant s’est développé en dansant
dans ses souliers trop serrants.
Beaucoup trop serrants, et cela, à présent, chacun en convient aisément.

Oui. Alidor a eu trop à coeur de ne pas écouter le son du cor,
en voulant être très élégant pour ce très bel événement.

Aujourd’hui… Alidor dort du sommeil du juste.
Dans une grande boîte en sapin.
Avec ses pantoufles.

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( et bien sûr, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé…
bla-bla-bla … )

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Mapie

En ce temps-là, Mapie, mariée depuis plus de 3 ans,
constate que son ventre reste plat.
Pas de bébé dedans.
Pourtant ce n’est pas faute d’essayer :
Gégé, son mari, fait « tout pour »…
car en cela aussi, ils sont fervents « pratiquants ».

Mais bon, à qui peut-on parler de ces « choses-là », on se le demande …

Mapie ne se le demande pas très longtemps
car elle se souvient soudain d’un fait curieux
qui, d’un coup, lui saute aux yeux :
elle-même n’est pas née tout de suite
après le mariage de sa maman.
Elle est même née près de 4 ans après!

Elle empoigne son téléphone, et l’appelle sans tarder :
-Viens me voir, Mapie, ma fille, j’ai des choses à te dire!
Et une fois chez elle, Mapie n’en croit pas ses oreilles…

Oui, la 1ère grossesse s’était fait … attendre.
Jusqu’au jour où son cher mari avait acheté une moto
( un modèle de la guerre 40-45, trouvé au stock américain du coin,
mais encore en état de rouler, et avec des amortisseurs bien huilés )
… et jusqu’au jour où, par un bel après-midi, « après avoir fait la chose »,
il l’invita à faire une balade post-coïtale à moto,
histoire de faire bien circuler la sève dans les entrailles,
car c’est ainsi en effet que l’on parle de l’appareil reproducteur féminin dans L’Ave Maria.
Un peu comme pour certaines potions, il est demandé d’ « agiter avant emploi ».
Là, c’était … APRES.

On était en septembre, l’automne s’annonçait doux et paisible,
les balades à moto étaient nombreuses, et tous les gens du village
étaient heureux de les voir passer, serrés l’un contre l’autre,
et ne manquaient jamais de les saluer au passage, lors de leurs vagabondages.

-Et … ça a marché, maman?
-Ben, tu en es la preuve vivante, Mapie, pardi!

Pour leur 3ème anniversaire de mariage, Mapie et Gégé s’offrirent une moto.
Ils firent de nombreuses balades en amoureux,
et quelques mois (seulement) après ces trémoussantes balades,
un petit garçon prit naissance en elle.

La « moto magique » existe encore bel et bien.
Elle est entreposée dans le fond de la grange,
et chaque année, lors de la veillée de Noël,
Mapie et Gégé vont, en grand secret, nuitamment,
religieusement déposer un petit Jésus en sucre
sur le siège, solidement arrimé à des ressorts un peu rouillés…

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Cette histoire, basée sur des faits réels,
s’explique en fait scientifiquement.
Cette méthode, qu’on pourrait appeler, un peu brièvement, un peu crûment,
dite du « tape-cul » semble avoir eu de nombreux adeptes,
et pas seulement à moto.
Le gynécologue de Mapie, mis au courant des années plus tard de l’astuce utilisée,
avoua tout bonnement, tout simplement, qu’en effet, des soubresauts variés,
causés par des trépidations, des vibrations,
répercutées dans l’entrejambe,
par la position à califourchon sur une selle de moto vrombissante, par exemple,
ne pouvaient avoir qu’un effet positif sur la propagation optimale
des spermatozoïdes ( qui, rappelons-le, peuvent survivre entre 2 à 7 jours
après le coït dans le corps de la femme ) .
Une variante existe, depuis belle lurette, avec les balades à cheval,
dans certains milieux aisés, de la haute bourgeoisie ou de l’aristocratie,
mais les échos de ces randonnées-là …
ne parviennent que rarement à l’oreille du tout-venant.

Quoique…
Les faits relatés plus haut m’ont été rapportés
par des gens de très haute lignée,
les « de la Porte de la Grange qui Claque »
et oui, au fond de la grange est dissimulée une moto,
avec une belle selle, très spacieuse, en cuir…
C’est une Harley, David, son.

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